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Décision de la préfecture

Refus de titre de séjour : les recours et leurs délais

Un refus peut prendre deux formes : une lettre de la préfecture, ou un silence qui finit par valoir refus. Le délai pour agir dépend surtout d’une question : le refus est-il accompagné d’une obligation de quitter le territoire ?

  • Refus sans OQTF : 2 mois pour saisir le tribunal administratif
  • Refus avec OQTF : les délais courts de l’OQTF s’appliquent
  • Silence : refus implicite après 90 jours depuis le 30/10/2026

Informations générales vérifiées le 04/11/2026 sur Légifrance et service-public.gouv.fr.

Contester un refus quand l’argent manque

Pour un recours contre un refus de séjour, l’aide juridictionnelle suppose de résider habituellement en France ; un titre valide n’est pas exigé. En 2026, le plafond de l’aide totale pour une personne seule est de 12 957 € de revenu fiscal de référence, selon service-public. Plus de détails sur l’aide juridictionnelle et les consultations gratuites.

Quelle forme a votre refus ?

Sources : CJA R421-1, R421-2 ; CESEDA L614-1, R911-1, R*432-1, R432-2 ; fiche F2474 ; lus le 04/11/2026.
Ce que vous avezDélai pour le tribunalEffet d’un recours gracieux
Une lettre de refus, sans obligation de partir2 moisInterrompt le délai s’il est envoyé à temps
Une lettre de refus avec OQTF1 mois, 7 jours ou 48 heuresNe prolonge pas le délai
Aucune réponse après une demande complète2 mois après la naissance du refus implicitePossible, avant la fin du délai

Refus explicite sans OQTF

La préfecture vous écrit qu’elle refuse le titre, sans vous obliger à quitter la France. Le délai de droit commun s’applique : deux mois à partir de la notification pour saisir le tribunal administratif. La lettre indique normalement les voies et délais de recours : lisez-la jusqu’au bout et gardez l’enveloppe.

Ce type de refus concerne aussi un refus de renouvellement. Un refus de séjour peut être suivi plus tard d’une OQTF distincte : chaque nouvelle décision a alors son propre délai.

Refus explicite avec OQTF

Très souvent, le refus et l’OQTF figurent dans le même arrêté. Le refus suit alors le régime de l’OQTF : un mois dans le cas général, sept jours en assignation à résidence ou en détention, 48 heures en rétention. Le recours gracieux ne prolonge pas ce délai. Si c’est votre cas, rendez-vous tout de suite sur la page OQTF. Les grilles plus anciennes, encore citées sur certains sites, ne sont plus en vigueur depuis le 15/07/2024.

Refus implicite : le silence de 90 jours

Le CESEDA prévoit que le silence de la préfecture sur une demande de titre de séjour vaut refus. Depuis le 30/10/2026, ce refus implicite naît au terme de 90 jours à compter du dépôt d’une demande complète (article R432-2, issu du décret n° 2026-1001 du 26 octobre 2026). Le délai peut être prolongé de 30 jours pour une demande d’une complexité particulière, sauf pour certaines cartes listées par le texte.

C’est une réforme très récente. Avant elle, la fiche service-public indiquait un refus implicite au bout de 4 mois, et certaines fiches n’ont pas encore été mises à jour. Les demandes déposées avant le 30/10/2026 peuvent soulever des questions de transition : faites-les examiner par un avocat.

Le point clé est la date à laquelle la demande était complète. Conservez la confirmation de dépôt, les demandes de pièces et vos réponses. Le blocage d’un dossier sur le téléservice est traité dans le guide ANEF.

Le recours gracieux ou hiérarchique

  1. À qui l’adresserAu préfet qui a refusé (recours gracieux) ou au ministre de l’Intérieur (recours hiérarchique).
  2. Quand l’envoyerAvant la fin du délai de deux mois. Il interrompt alors ce délai.
  3. Attendre la réponseL’administration a deux mois pour répondre. Son silence vaut rejet.
  4. Repartir pour deux moisAprès le rejet, un nouveau délai de deux mois s’ouvre pour le tribunal.

Il est utile quand un élément nouveau ou une pièce manquante peut faire changer d’avis la préfecture. Il ne remplace jamais le recours au juge quand une OQTF est en jeu.

Le recours au tribunal administratif

Le recours en annulation se dépose devant le tribunal administratif compétent, par courrier, au greffe ou en ligne. La requête, rédigée en français, contient vos coordonnées, la copie de la décision, l’exposé des faits, les arguments juridiques et vos demandes. L’avocat n’est pas obligatoire, mais la partie juridique est technique. Pour comprendre la procédure, lisez l’article sur le tribunal administratif. Selon votre motif de demande, consultez aussi vie privée et familiale, immigration professionnelle ou étudiant étranger.

Être contacté par un avocat de ma ville

quelques questions courtes. Gratuit pour vous, sans engagement. Ne joignez aucun document et ne racontez pas votre histoire ici : vous en parlerez directement avec l’avocat, tenu au secret professionnel.

6. Aide juridictionnelle

Gratuit pour vous, sans engagement. Votre demande va à un seul avocat partenaire en droit des étrangers de votre ville, dont le nom vous est indiqué. Premier contact sous 24 heures, par téléphone ou par email, et votre délai de recours continue de courir (voir le tableau des délais de recours).

Votre demande est transmise à un avocat partenaire, qui reste seul juge de la suite. Si aucun avocat partenaire n’intervient encore dans votre ville, votre demande n’est transmise à personne et nous vous indiquons les permanences gratuites les plus proches.

Questions fréquentes

Comment savoir si mon refus est accompagné d’une OQTF ?

Lisez tout le document. Si une phrase vous oblige à quitter la France, ou si la décision fixe un délai de départ ou un pays de renvoi, il s’agit d’une OQTF. Dans ce cas, les délais de l’OQTF s’appliquent : 1 mois, 7 jours ou 48 heures selon votre situation.

Le recours gracieux est-il obligatoire ?

Non. Pour un refus de titre sans OQTF, le recours gracieux auprès du préfet ou hiérarchique auprès du ministre est possible mais pas obligatoire. Envoyé avant la fin du délai de 2 mois, il interrompt ce délai. Il ne doit pas être confondu avec le recours au tribunal.

La préfecture n’a jamais répondu : quand y a-t-il refus ?

Depuis le 30/10/2026, le silence vaut refus implicite au bout de 90 jours à compter du dépôt d’une demande complète. Pour certaines demandes d’une complexité particulière, ce délai peut être prolongé de 30 jours. Cette règle est très récente et la fiche service-public, en cours de mise à jour, indiquait encore 4 mois.

Le tribunal peut-il me délivrer directement un titre ?

Le tribunal administratif juge si la décision de la préfecture est légale. S’il l’annule, la préfecture doit en tirer les conséquences. Personne ne peut garantir l’issue d’un recours, et Cap Séjour ne donne aucun avis sur vos chances.