Service de mise en relation, nous ne sommes pas un cabinet d’avocats. Cap Séjour ne donne aucune consultation juridique et n’est pas un site de l’administration.
Se protéger

Faux conseillers et arnaques aux papiers : se protéger

Quand une démarche de séjour bloque, des personnes proposent de « débloquer » le dossier contre de l’argent. Certaines ne sont pas avocats et n’ont pas le droit de donner des conseils juridiques payants. Voici comment les repérer et vérifier à qui vous parlez.

Informations vérifiées le 04/11/2026 sur Légifrance et le site du Conseil national des barreaux.

À retenir. Donner des consultations juridiques de façon habituelle et contre rémunération est encadré par la loi. Exercer une activité réservée aux avocats sans être inscrit au barreau est puni pénalement. Avant de payer qui que ce soit, vérifiez son inscription dans l’annuaire national des avocats.

Ce que dit la loi

La loi n° 71-1130 du 31 décembre 1971 fixe deux règles utiles à connaître :

  • Article 54 : nul ne peut, « à titre habituel et rémunéré », donner des consultations juridiques ou rédiger des actes pour autrui sans remplir des conditions précises : diplôme ou compétence juridique appropriée, absence de condamnation ou de sanction, et conditions propres à chaque profession autorisée. Lire l’article 54.
  • Article 72 : celui qui, « n’étant pas régulièrement inscrit au barreau », exerce une activité réservée aux avocats est puni des peines prévues à l’article 433-17 du code pénal. Lire l’article 72.

En pratique, un conseil personnalisé et payé sur votre dossier de séjour, ou la rédaction de votre recours contre paiement, doit venir d’un professionnel autorisé. L’avocat en fait partie.

Vérifier en deux minutes

  1. Demandez le nom complet et le barreauUn avocat donne toujours son nom et le barreau où il est inscrit.
  2. Cherchez-le dans l’annuaire du CNBL’annuaire national des avocats est tenu par le Conseil national des barreaux à partir des informations des ordres.
  3. Comparez les coordonnéesAdresse du cabinet, téléphone, courriel : ils doivent correspondre à la fiche, ou au site de l’ordre.

Les signaux d’alerte

Une promesse

« Titre assuré », « régularisation en un mois », « je connais quelqu’un à la préfecture ». Personne ne peut promettre une décision de l’administration ou du juge.

Un rendez-vous vendu

On vous vend un créneau en préfecture ou un accès « prioritaire » au dossier. Méfiez-vous de toute offre qui fait payer l’accès à une démarche administrative.

Vos codes ou vos originaux

On vous demande le mot de passe de votre espace en ligne, votre passeport original ou votre titre de séjour. Gardez-les.

Pas d’écrit

Paiement en liquide, sans reçu, sans nom, sans convention. Un avocat signe une convention d’honoraires écrite avec son client.

Un faux site peut aussi imiter une démarche officielle. Le téléservice du ministère se trouve sur administration-etrangers-en-france.interieur.gouv.fr : le guide ANEF explique ce qu’il produit.

Ce que Cap Séjour ne fait jamais

  • Aucun paiement sur le site : le service est gratuit pour vous.
  • Aucun dossier préparé, aucun recours rédigé, aucun conseil sur votre situation.
  • Aucun rendez-vous en préfecture vendu ni obtenu.
  • Aucun document demandé, et aucune donnée transmise à une administration.

Cap Séjour est un service de mise en relation, pas un cabinet d’avocats. Nous transmettons votre demande à un avocat partenaire nommé, inscrit au barreau, que vous pouvez vérifier vous-même. Nos règles sont publiées sur la page critères de référencement. Si vous ne pouvez pas payer, voyez les options gratuites et l’aide juridictionnelle.

Parler à un vrai avocat de votre ville

Gratuit pour vous, sans engagement. Le nom de l’avocat vous est indiqué pour que vous puissiez le vérifier.

Faire ma demande

Questions fréquentes

Une association peut-elle m’aider ?

Oui. Des associations accompagnent les personnes étrangères, et des permanences juridiques gratuites existent dans les points-justice et les barreaux. La différence avec un faux conseiller : elles ne vendent ni rendez-vous ni promesse de titre.

Comment savoir si une personne est vraiment avocat ?

Cherchez son nom dans l’annuaire national des avocats du Conseil national des barreaux. Vérifiez le barreau indiqué. En cas de doute, contactez l’ordre des avocats de ce barreau.

J’ai déjà payé un intermédiaire. Que faire ?

Gardez toutes les traces : reçus, messages, virements, nom et adresse donnés. Récupérez vos documents originaux si possible. Parlez-en ensuite à un avocat, par exemple lors d’une consultation gratuite au barreau ou dans un point-justice.