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Parent d’un enfant français

Vous êtes le père ou la mère d’un enfant de nationalité française, mineur et vivant en France ? La loi prévoit pour vous une carte de séjour spécifique. La condition centrale est simple à dire et parfois difficile à prouver : participer réellement à la vie et aux besoins de l’enfant.

  • Carte « vie privée et familiale » d’un an (L423-7)
  • Contribution depuis la naissance ou depuis 2 ans
  • Carte de résident possible après 3 ans

Informations générales vérifiées le 04/11/2026 sur Légifrance et service-public.gouv.fr.

Si vous n’avez pas les moyens de payer un avocat

Une consultation gratuite au barreau ou dans un point-justice permet de faire le point sur votre dossier avant le dépôt. Pour un recours, l’aide juridictionnelle peut prendre en charge les honoraires selon vos ressources. Voir les options gratuites.

Les conditions de l’article L423-7

L’article L423-7 du CESEDA prévoit une carte de séjour temporaire « vie privée et familiale » d’une durée d’un an pour l’étranger qui remplit ces conditions :

  1. Être parent d’un enfant françaisLa filiation doit être établie, et l’enfant doit avoir la nationalité française.
  2. Un enfant mineur qui réside en FranceLa carte vise le parent d’un enfant de moins de 18 ans vivant en France.
  3. Contribuer effectivement à son entretien et à son éducationLa loi renvoie ici à l’article 371-2 du Code civil, qui fixe l’obligation des parents envers leurs enfants.
  4. Depuis la naissance ou depuis au moins deux ansLa contribution doit exister depuis la naissance de l’enfant, ou depuis au moins deux ans si elle a commencé plus tard.

L’article précise aussi que la condition de l’article L412-1 du CESEDA ne vous est pas opposable. Comme toute demande de titre, le dossier se dépose auprès de la préfecture ou sur l’ANEF selon la démarche : voir le guide démarches en ligne sur l’ANEF.

Prouver votre contribution

La préfecture apprécie la contribution à partir des pièces que vous fournissez. La loi ne donne pas de liste fermée. En pratique, les pièces qui montrent votre présence et votre aide dans la durée sont celles qui comptent. Voici des exemples de documents souvent rassemblés, à adapter avec un professionnel :

Ce qu’il faut montrerExemples de pièces
L’aide financièreVirements réguliers, paiement de la cantine, de vêtements, de soins
L’éducation et le suiviÉchanges avec l’école, présence aux rendez-vous médicaux, activités
Les liens dans le tempsDocuments datés depuis la naissance ou sur au moins deux ans
Le cadre judiciaire, s’il existeDécision du juge aux affaires familiales fixant une pension ou un droit de visite

Si vous êtes séparé de l’autre parent, gardez des traces de chaque contribution. La liste générale des pièces se trouve dans le guide documents à préparer.

Après la première carte

Après un an, une carte pluriannuelle peut être demandée si les conditions sont maintenues ; depuis le 1er janvier 2026, elle suppose notamment l’examen civique et un niveau de français A2. Service-public.gouv.fr indique ensuite que le parent d’enfant français qui détient depuis au moins 3 ans une carte « vie privée et familiale » peut demander une carte de résident. Une première carte de résident demande le niveau B1 en français et la réussite à l’examen civique, sauf après 65 ans. Voir l’article carte de résident de 10 ans.

Le renouvellement se demande à l’avance : sur l’ANEF, au plus tôt 4 mois et au plus tard 2 mois avant la fin de validité. Voir la page renouvellement du titre de séjour.

Refus et recours

Si la préfecture refuse la carte, le recours dépend de la forme de la décision :

  • Refus seul, sans OQTF : 2 mois pour saisir le tribunal administratif. Un recours gracieux ou hiérarchique envoyé dans ce délai l’interrompt. Voir refus de titre de séjour.
  • Refus avec OQTF : un mois dans le cas général, et un recours gracieux ne prolonge pas ce délai. Voir OQTF.
  • Pas de réponse : le silence de la préfecture vaut refus au bout de 90 jours à compter du dépôt d’une demande complète. Cette règle est très récente (décret n° 2026-1001, en vigueur depuis le 30/10/2026) ; la fiche service-public indiquait 4 mois auparavant.

Un refus peut aussi être examiné sous l’angle des liens personnels et familiaux (article L423-23) : voir la page vie privée et familiale. Tous les délais sont dans le tableau des délais de recours (vérifiés le 04/11/2026).

Être contacté par un avocat de ma ville

quelques questions courtes. Gratuit pour vous, sans engagement. Ne joignez aucun document et ne racontez pas votre histoire ici : vous en parlerez directement avec l’avocat, tenu au secret professionnel.

6. Aide juridictionnelle

Gratuit pour vous, sans engagement. Votre demande va à un seul avocat partenaire en droit des étrangers de votre ville, dont le nom vous est indiqué. Premier contact sous 24 heures, par téléphone ou par email, et votre délai de recours continue de courir (voir le tableau des délais de recours).

Votre demande est transmise à un avocat partenaire, qui reste seul juge de la suite. Si aucun avocat partenaire n’intervient encore dans votre ville, votre demande n’est transmise à personne et nous vous indiquons les permanences gratuites les plus proches.

Questions fréquentes

Faut-il vivre avec l’enfant pour obtenir la carte ?

L’article L423-7 du CESEDA ne parle pas de vie commune : il demande que le parent contribue effectivement à l’entretien et à l’éducation de l’enfant. Un parent séparé peut donc être concerné, s’il prouve cette contribution.

Depuis quand faut-il contribuer à l’entretien de l’enfant ?

Depuis la naissance de l’enfant, ou depuis au moins deux ans. C’est ce que prévoit l’article L423-7 du CESEDA.

Faut-il un visa de long séjour pour cette carte ?

L’article L423-7 précise que la condition prévue à l’article L412-1 du CESEDA ne lui est pas opposable. Ce point technique mérite d’être vérifié avec un avocat ou une permanence gratuite au regard de votre dossier.

Que se passe-t-il quand l’enfant devient majeur ?

La carte de l’article L423-7 vise le parent d’un enfant français mineur. À l’approche de la majorité de l’enfant, il est utile de regarder avec un avocat les autres titres possibles, par exemple la carte de résident ou la carte liée aux liens personnels et familiaux.

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